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Publié : 10 juillet

GPS&O

Entre proximité et écologie, Raphaël Cognet présidera la communauté urbaine(Webtélé 2r)

Raphaël Cognet, maire de Mantes-la-Jolie a été élu, le 10 juillet, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Il a largement devancé Marc Jammet, conseiller d’opposition de Mantes-la-Jolie. Lors de son discours de candidature, M. Raphaël Cognet a promis une nouvelle méthode de travail et une nouvelle proximité pour remettre l’intercommunalité au service des maires des 73 communes et de leurs habitants. Il était temps ! M. Cognet a obtenu 127 voix contre 9 pour son adversaire, M. Jammet. Votes blancs : 3.

Alors que quelques retardataires avaient du mal trouver leurs marques dans le Forum Armand Peugeot de Poissy, Philippe Tautou, le président sortant, a égrené son maigre bilan de son habituelle voix incertaine : depuis 2016, on a construit les bases pour que la plus grande intercommunalité de France puisse travailler ; les différents documents juridico-administratifs (PLUi, PLHI… ) [qui sont obligatoires] ont été mis en place ; la transition écologique est en marche (sic), etc.

Quelques critiques du passé

De toutes façons, le temps du véritable bilan viendra. Les 141 conseillers communautaires sont venus à Poissy élire leur nouveau président. Le doyen, Serge Ancelot, a pris le temps aussi pour « se défouler » sur l’ancien président, « qui a mis sur pied cette compliquée et complexe CU »… [se caractérisant] par une verticalité et une technocratie sans commune mesure dans les annales des intercommunalités françaises. Désormais, il est temps de passer à une autre phase car « nous sommes dans le même bateau ou dans le même avion ».

Justement, les deux candidats, Raphaël Cognet, maire de Mantes-la-Jolie, et Marc Jammet, conseiller municipal de Mantes-la-Jolie, se sont opposés dans un scrutin dont le résultat ne faisait pas de doute. M. Jammet a été courageux, soulignant sans ménagement qu’il cherche à « combattre l’existence même » de la communauté urbaine. Pour lui, c’est un combat contre une intercommunalité de droite ; il se bat contre “la confusion politique qui règne ici” et il a, même, affirmé que cette assemblée est illégitime en raison du fort taux d’abstention pour l’élection des conseillers municipaux de la plupart des 73 communes. C’est exact mais cette posture n’apporte rien au débat de juillet 2020.

Plus de proximité et plus d’écologie

Consensuel, Raphaël Cognet a passé en revue ses quatre priorités et a pris un engagement de taille pour les années à venir. D’abord, le développement économique devrait être au cœur de son action publique. L’arrivée d’Eole devrait être une opportunité pour toutes les communes, urbaines et rurales ; pour cela, il envisage de “réorganiser les rabattements pour une meilleure mobilité”. La troisième priorité consiste à revaloriser la Seine ; le tourisme sera un train d’union et le levier des futures politiques publiques de GPS&O.

Enfin, la transition écologique sera un élément transversal pour mener à bien une politique urbaine, des investissements dans les transports et dans l’espace public, sans oublier les infrastructures nécessaires aux communes rurales et urbaines. Il s’agit essentiellement de passer de la méthode à la finalité de la coopération intercommunale : le projet du territoire devrait se concevoir avec les communes et leurs habitants. La subsidiarité et la proximité seront des objectifs pour la nouvelle présidence et une gouvernance plus apaisée. Avec un discours à caractère centriste, il est certain que Raphaël Cognet allait l’emporter par un score “soviétique” contre le communiste Marc Jammet.


Après l’élection du président (au centre), Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines (à g.) et Karl Olive, maire de Poissy et conseiller départemental, ont été élus, respectivement, 1er et 2e vice-présidents de Grand Paris Seine & Oise. (J2R)